Exposition avec Isabelle Sérot à la galerie Octogone

CORRESPONDANCES | à propos de l’exposition

Isabelle Sérot & Mélanie Ploquin

« À l'atelier, il y a une odeur de levain. Dans la cuisine, une odeur de fumée. »

« Par la fenêtre oscillent les lumières de l'île. Sur la table s'ancre le noir du graphite. »

Pour la seconde fois, nous exposons ensemble.

Le noir et le blanc se sont imposés comme un territoire commun. Mais notre dialogue naît surtout d'une même attention portée aux matières, aux traces, aux silences et à ce qui affleure sans jamais tout dévoiler.

Deux écritures

Isabelle Sérot

Je ne dessine pas de plan. Les formes apparaissent au fil du travail dans un dialogue entre argiles, émaux, végétaux, laine, plumes ou crins de cheval. Le feu demeure l'étape décisive : il transforme, surprend, remet chaque fois les compteurs à zéro. Entre maîtrise et imprévisible, chaque pièce trouve son équilibre.

Pour cette exposition, les plaques Obvara prolongent cette recherche. Une pâte de farine et de levain devient combustible ; les éclaboussures gravent la terre et laissent apparaître une mémoire du feu.

Mélanie Ploquin

Le dessin naît de l'observation attentive des paysages, des lumières et des mouvements. Les photographies deviennent le point de départ d'un lent travail au graphite où les formes évoluent, les ombres s'intensifient et les souvenirs se mêlent au réel. Les séries restent en mouvement, ouvertes aux transformations du regard.

Une rencontre

Le trait de Mélanie et les matières d'Isabelle ne cherchent pas à se ressembler. Ils dialoguent. Entre graphite et feu, papier et terre, cette exposition invite à parcourir un territoire commun où le regard est libre de construire ses propres résonances.

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